Dans la grange, le pèlerin peut retrouver la vie laborieuse et priante d’une famille somme toute commune et, dans cette mesure peut-être édifiante pour quiconque la regarde.
Au carrefour central du bourg actuel, on voit les bâtiments de la ferme dans laquelle vivait la famille Barbedette. Celle-ci n’occupait que le rez-de-chaussée de la maison, d’apparence moderne quoi qu’on puisse lire sur l’immense cheminée de la salle la date de 1598 ; le premier étage était réservé au propriétaire.


Attenante à la maison, il y a une grange – la grange – qui, extérieurement, a gardé à peu près l’aspect qu’elle avait au temps de l’apparition : au nord, un toit couvert de chaume, un grand portail vert percé d’un portillon et donnant sur la partie médiane de la grange.


A l’intérieur, une peinture et cinq statues évoquent le cadre et les phases de l’apparition. Comme témoins de la vie passée, on ne découvre guère que l’auge de granit et les “mas” (ou piloches) qui servaient à écraser les ajoncs, nourriture d’hiver pour les chevaux.
A côté, sur la droite pour qui vient d’entrer, il faut imaginer le petit lit des enfants adossé au mur et placé contre une cloison basse, en planches, derrière laquelle se trouvait le gros bétail. A gauche, derrière une cloison semblable, était parqué le petit bétail ainsi que la jument gris-fer dénommée La Bleue.
Là, pendant des heures, Eugène et Joseph pilaient les ajoncs ; la nuit, ils dormaient sous le souffle des bœufs ; chaque matin, au réveil, ils faisaient à Dieu l’offrande de leur cœur.
Dehors, devant la porte, passait la route. Il fallait la traverser pour atteindre le hangar et l’aire où l’on battait le blé. Par-delà une haie ainsi qu’une autre route, se trouvait la maison Guidecoq devenue l’Abri.
Un soir, celui du 17 janvier 1871, en mettant le nez dehors, Eugène aperçut la belle Dame ; puis ce fut le tour de Joseph et des autres voyants. Progressivement, les habitants du village se rejoignent devant la grange tandis que les enfants contemplent Marie. Lorsque se dessine la fin du message écrit, tous les paroissiens forment une assemblée de prière unanime et paisible : la confiance l’a définitivement emporté sur la peur, le doute et l’ironie.


Le seuil de la grange est donc le lieu d’où les enfants virent Marie mais aussi celui où commença le mouvement de grâce qui continue de toucher tant de pèlerins.

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En 2005, un diorama a été installé dans la grange Barbedette. Il vous permet de vous resituer au coeur de l'Evénement et de le faire revivre au plus près de son origine.